lundi 8 juin 2009

La petite vieille



Voici une histoire tout en douceur sur la vieillesse, ses bonheurs et ses peines. Mon personnage en fait d’ailleurs l’expérience. La nostalgie la remplie lorsqu’elle repense à sa jeunesse effritée. Sous les intempéries de sa vie, elle se croit oubliée et abandonnée de tous, jusqu’au jour ou des mains délicates la sorte de sa torpeur. Sous l’effet de la gentillesse, elle se transforme et son cœur rajeuni, car après tout, qui a-t-il de plus beau que de se sentir utile et apprécié?

Mon histoire commence ainsi:

Je suis très vieille. Tellement vieille, que mon anniversaire n’existe plus. J’ai arrêté depuis longtemps de compter les années et le temps effrité.

Par contre je me souviens comme si c’était hier, de ma jeunesse… J’ai longtemps habité dans une ferme à la campagne. Les hivers étaient rudes, mais ma vie s’y déroulait paisible. Il y avait des chevaux, quelques vaches, des chats pour chasser les souris et un chien pour aboyer toute la journée accroché à sa niche. Des enfants jouaient dans la grange à sauter des balles de foins. « J’étais heureuse. »

Au fil des joies, les enfants ont grandi. Les chambres à l’étage sont devenues trop sages et la maison trop calme. Lorsque les enfants sont partis, la poussière s’est accumulée derrière les portes closes jusqu’à nous faire ressembler à des fantômes.

2 commentaires:

Annie a dit…

Cette histoire reflète tant la réalité, à l'étage les chambres se vident peu à peu, plus de bazar, plus de bruit, la maison se vide....
Il faut s'ouvrir aux autres et trouver de nouveaux centres d'intérêts à sa vie tout en profitant des moments rares mais privilégiés où le cocon familial se reforme!

Lo-hita a dit…

c'est vraiment très joli ton histoire de petite vieille! toute douceur tout nostalgie !
merci d'être passé voir la grenouille et merci de m'avoir fait découvrir ton blog :)